Entretien avec Stéphane "The Z" Zoina (chant) Interview, traduction et édition par Sponge Photos live par May B. Photography
Ces dernières années, la scène belge a vu naître une nouvelle formation metal aux riffs lourds et entêtants sous les traits du géant Goliath. Né des cendres de deux anciens groupes qui avaient fait leur petit bonhomme de chemin, IFA et X-Rated, le groupe namurois a composé dans ses caves pendant près de deux ans avant d'offrir au public un premier EP-découverte composé de trois titres percutants, qui ont permis à Goliath d'être sélectionné pour l'édition 2011 du Concours Circuit, concours national catégorie "Rock Dur" duquel il a fini deuxième et a clairement marqué les esprits de beaucoup de gens présents ce soir-là. Rock'N'Balls avait envie de vous faire découvrir ce nouveau combo tueur par les mots de son frontman mystérieux et charismatique que certains appellent The Z, Stéphane Zoina, qui a accepté de répondre à nos questions, même si le garçon se trouve dans une situation très difficile pour le moment, et c'est tout à son honneur !
Sponge (Rock'N'Balls) : Hello Steph ! Alors tout d'abord, peux-tu nous expliquer comment est né Goliath, et quelle était l'idée de départ de ce projet ?
Stéphane: Goliath est né en 2008 des splits d'IFA et de X-Rated. Quand je suis arrivé sur Namur, j'ai rencontré John [note: John Elias, batterie] et Lud [note: Ludwig Pinchart, guitare] avec qui le courant est tout de suite bien passé, on ne pouvait que former un truc ensemble. Je me souviens d'une phrase... "Bon qu'est-ce qu'on fait ? Un truc qui arrache sa mère ?! OK ! », et c'est comme ça que c'est parti ;-) En fait, Goliath c'est avant tout une histoire de plaisir, on n'a jamais vraiment eu de plan de carrière.
S: On peut dire que « Goliath » est un nom hyper efficace, qui laisse deviner tout de suite à quel genre de groupe on a affaire ! D'où vous est venue l'idée de ce nom de groupe ?
Stéphane: Tu connais un peu notre musique, le côté rouleau compresseur qu'on ne peut pas arrêter, le géant qui marche sans se soucier de ce qu'il y a devant lui ! Pour la petite histoire, je pense que c'est Lud qui a eu l'idée, on a tout de suite été séduits par le côté court, lourd et efficace ! (Même si Lud n'est pas bien épais, je te l'accorde ;-)
S: On sait qu'il y a eu quelques changements de line-up, même encore tout récemment. Quel est le parcours des différents membres du groupe, et pourquoi penses-tu que chacun d'eux soit la bonne personne à ce poste dans Goliath ?
Stéphane: Si on parle du line-up, le lecteur va en avoir pour des heures ! Disons qu'au début, on était beaucoup dû au fait que c'était deux groupes qui fusionnaient, mais avec le temps tout ca s'est élagué. Actuellement, nous sommes quatre : John, Nico « Hagryd » (Age of Torment), Lud et moi, avec le luxe suprême d'être accompagnés par Nico de The Link à la deuxième gratte pour les shows). Tu sais, la musique de Goliath est un tout. On compose beaucoup ensemble et c'est très rare quand quelqu'un amène un morceau déjà tout fait ! On a vraiment besoin d'une cohésion parfaite et propice à de nouvelles aventures ! ;-). On réglera le problème du guitariste plus tard, pour le moment ça marche bien comme ca, on ne va pas changer une équipe qui gagne ! Mais ce qui est sûr, c'est que ce sera une personne qui se moulera dans le truc… on considère que ce n'est pas Goliath qui doit s'adapter aux musiciens mais bien les gars au groupe ! Pour ce qui est des qualités de chacun, notre batteur est un gars phénoménal aussi bien en compo qu'au niveau de son jeu (bien qu'un peu casse-couilles LOL), Lud apporte cette petite touche rock dans le groupe et Nico est vraiment l'élément qui nous a apporté la stabilité d'organisation. En plus, c'est un super bassiste qui fait ce qu'il faut quand il faut, et pour ma part ça doit être ma grande gueule légendaire ! ;-)
S: Il y a un aspect de Goliath que l'on rencontre très peu à l'heure actuelle sur la scène belge et même étrangère, je dirais, c'est le fait que tu chantes, d'une chanson à l'autre, en français et/ou en anglais ! Pourquoi ne pas avoir fait un choix de langue dès le départ ? Et n'as-tu pas peur que cela desserve la réputation du groupe un jour ou l'autre ?
Stéphane: C'est une très bonne question que tu me poses là….... et franchement j'en sais fichtre rien ! En général, j'utilise l'anglais pour les trucs plus crus, plus directs. Pour le français, on a vraiment une putain de belle langue et quand tu te rends compte où le choix des mots peut t'amener, c'est magique ! (Et puis ça doit être mon petit côté hip hop aussi qui joue). Pour ce qui est du fait que ça pourrait nous freiner, franchement on s'en branle... on fait ce qu'on aime et pour le moment, le public est très réceptif à ça ! Et puis regarde, des gars comme Lofofora ça ne les a pas empêchés de réussir, que du contraire ! Maintenant si un jour, contractuellement, on me demande de faire un choix, je le ferai peut-être, mais on est encore loin de tout ça !
« La musique de Goliath est un tout. On compose beaucoup ensemble et c'est très rare quand quelqu'un amène un morceau déjà tout fait ! On a vraiment besoin d'une cohésion parfaite et propice à de nouvelles aventures ! » (Stéphane « The Z » Zoina)
S: Cette année, Goliath a donc publié un premier EP 3 titres intitulé The Uncoming, choisir ces trois premiers titres qui allaient officiellement présenter Goliath au grand public ? C'est un choix délicat, non ?
Stéphane: Pour l'EP, tout s'est fait assez naturellement en fait. "Djihad" est un des morceaux préférés du groupe. "Black Milk" est notre tout premier morceau qui a évolué constamment avec le groupe depuis ses débuts, donc il se devait d'être sur l'EP. Pour "The Uncoming", c'est une de nos dernières compos où on peut vraiment sentir l'apport de Nico, notre bassiste. En fait, ces trois morceaux sont une espèce de trilogie. Tu peux associer les trois textes et n'en faire qu'un seul, on avait même eu l'idée d'illustrer ça par une petite bande dessinée qui accompagnerait le package mais on n'a jamais eu le temps de le faire ! Pour la petite histoire, les textes retracent la vie d'un gars qui naît, se bat et meurt... comme nous tous ! A chacun ses cicatrices, comme on dit ! ;-)
S: Pour le premier EP d'un jeune groupe, ça sonne déjà relativement bien, avec un son personnel déjà bien défini et des ambiances qui tiennent complètement la route ! Comment avez-vous travaillé pour l'enregistrement de cette plaque ?
Stéphane: D'abord, merci pour la critique, c'est plutôt sympa ! Pour le travail, on a tout fait « home made », le mix a été réalisé par Lud, Nico (The Link) et moi (surtout Lud). Dans l'avenir, on aimerait bien travailler avec Gérald Jans du Noise Factory Studio, qui fait du super boulot ! Ca sera surtout une question de moyens (Jay, si tu nous lis ! ;-)
S: On peut dire que 2011 a été riche en actualité, dans tous les domaines, et bien souvent dans le mauvais sens du terme... Est-ce que tout ce qui passe autour de vous vous sert d'influence pour l'écriture de vos compositions ?
Stéphane: Oui sans doute, tu ne peux qu'être influencé dans ton « art » par ce que tu vis. Maintenant, on n'a pas la prétention de donner notre avis sur tout et n'importe quoi, on se base surtout sur notre vécu personnel… et c'est déjà pas mal.
S: En tant que chanteur, te laisses-tu imprégner par les évènements actuels, ou écris-tu plutôt tes textes sur bases d'idées personnelles ou de souvenirs qui t'auraient marqué par le passé ? Quels sont les thèmes que tu abordes le plus souvent/facilement quand tu écris pour Goliath ?
Stéphane: Oui parfois, selon l'humeur... mais bien souvent, ça part souvent d'expériences personnelles ou de personnages créés de toutes pièces. Tu sais, pour moi l'écriture est une super thérapie, et quand tu viens, comme moi, de coins comme Charleroi ou La Louvière, tu en as, des choses à dire ! Au niveau des thèmes, je parle souvent de la place de l'Homme qu'il ne trouve pas dans son environnement et donc, par dépit ou par frustration, il est souvent amené à détruire ce qu'il y a autour de lui. Sinon, je traite beaucoup de l'isolement des gens, l'individualisme qu'on essaie de te faire bouffer à toutes les sauces, tout ça. Tu sais, le pouvoir appartient aux gens organisés, et nous les gens « d'en bas » n'avons pas trop intérêt à parvenir à nous organiser entre nous. On vit quand même dans un monde de merde, tu ne trouves pas ?! Maintenant, je suis optimiste et j'espère que nos enfants n'auront pas à vivre ce que notre génération vit à tous les niveaux !
S: Même avant la sortie de The Uncoming, on avait déjà eu l'occasion d'entendre, notamment via MySpace (à l'époque où ça parlait encore aux gens...), de bons enregistrements d'autres morceaux comme « L'Antre Miroir », « L'Etre de Rupture » ou encore « Ré-Génération ». Avec tous ces bons titres en poche, y aurait-il déjà un premier album longue durée de Goliath en préparation ?
Stéphane: Allez, je vais t'offrir un scoop mondial... Goliath prépare actuellement son tout premier full album, qui sera dispo en 2012 ou 2013, suivant l'organisation ! ;-)
« Au niveau des thèmes, je parle souvent de la place de l'Homme qu'il ne trouve pas dans son environnement et donc, par dépit ou par frustration, il est souvent amené à détruire ce qu'il y a autour de lui. Sinon, je traite beaucoup de l'isolement des gens, l'individualisme qu'on essaie de te faire bouffer à toutes les sauces. Maintenant, je suis optimiste et j'espère que nos enfants n'auront pas à vivre ce que notre génération vit à tous les niveaux ! » (Stéphane « The Z » Zoina)
S: Est-ce que depuis la sortie de votre EP, vous avez déjà tenté d'approcher ou de démarcher les labels professionnels pour avoir des retours par rapport à votre musique, et si oui, quels ont été les premiers feedback ? Peut-être ceux du public, également ?
Stéphane: Pour ce qui est du public, c'est génial. On sent vraiment qu'on est soutenus par pleins de gens et on ne les remerciera jamais assez. C'est grâce à eux si Goliath existe ! Comme dit souvent John, Goliath c'est un peu de nous et beaucoup de vous ! Pour ce qui est des contacts, on a deux ou trois trucs intéressants en court, mais bon... tu ne m'en voudras pas si je reste discret à ce propos, car tu sais comme moi que tout change très vite dans la zic. Ce qui est sûr, c'est qu'en 2012, il faudra compter avec Goliath et des tas d'autres excellents groupes. La Belgique a une vraie qualité de groupes plein de potentiel, avec en prime une génération qui commence vraiment à bien prendre ses marques !
S: Si j'ai décidé d'interviewer Goliath aujourd'hui, c'est parce que vous venez de participer à l'édition 2011 du Concours Circuit (concours national belge, catégorie Rock Dur) où vous avez gagné le deuxième prix, ainsi que des participations à des festivals comme le PPM Fest ou le Durbuy Rock Festival en 2012 ! Comment avez-vous vécu les 3 phases successives du Concours ? Etait-ce une première pour vous de participer à ce genre d'évènement ? Etait-ce différent des concerts que vous avez l'habitude de faire ? Que vous a apporté cette expérience, au final ?
Stéphane: J'avais déjà participé une fois à ce concours. A l'époque avec X-rated, et ça ne s'était pas très bien passé... A l'époque, on manquait beaucoup de maturité. Cette fois- ci, ça a été extra, franchement, une organisation bien huilée et tout ça, c'était top. En plus, ça m'a permis de te revoir toi, Luigi mon vieux pote de Komah et de faire la connaissance de Renaud, le guitariste de Virus IV qui est un super gars ! Et puis, jouer dans de bonnes conditions, ça reste très agréable (surtout au Botanique à Bruxeles). Au départ, les concours, c'est pas trop notre truc, je te dis, Goliath c'est avant tout beaucoup de plaisir, et l'esprit de concurrence est un peu dérangeant, mais bon dans l'ensemble c'était vraiment cool ! On ne va pas cracher dans la soupe !
S: Comment appréhendes-tu vos participations à ces festivals en 2012, justement ? Est-ce que c'est quelque chose que Goliath avait dans son collimateur pour les prochains mois, ou est-ce que c'est tombé un peu « par surprise » ?
Stéphane: Non, ce n'était pas vraiment au programme, par contre on est vraiment très heureux de participer à ces deux festivals ! Le PPM, je sais que ce sont de super conditions, mais je t'avoue que vu l'affiche, ça va être un petit défi pour nous de faire apprécier notre musique (mais on a peur de rien ! ;-)). Et puis le public belge est beaucoup moins sectaire qu'on ne nous le laisse croire ! Pour ce qui est du Durbuy Rock Festival, on est ravis ! Je conseille à tous les gars qui aiment la scène métal française / francophone d'acheter leur billet dès que possible parce que ça va cartonner !!!! Lofofora quoi, merde ! (et pleins d'autres aussi, mais beaucoup restent encore à confirmer). Wait and see, comme on dit ;-)
S: Cette édition du Concours Circuit a été remportée par The K., un groupe liégeois de noisy punk très efficace, mais qui selon certains n'avait pas vraiment sa place dans un concours de rock dur, surtout face à des groupes comme Goliath. Que penses-tu de tout ça ? Etait-ce pour vous une défaite amère, ou quand même une petite consécration ?
Stéphane: Une défaite amère, tu rigoles ???? C'était super, perso je trouve juste que les prix auraient pu être mieux répartis. Quasiment tous les prix ont été attribués aux deux premiers (félicitations au passage à mes amis de mille ans d'Ackros pour le Metal Méan Festival et à Naughty Mouse pour le prix du public Pure FM !). Je me souviens avoir été très embarrassé par rapport aux autres groupes qui ont vraiment tous fait de super prestations. Par exemple, je pense à Now, Voyager qui est un super groupe. Ils auraient dû avoir quelque chose, ou Hurt Them Back qui pour moi est le groupe qui a le plus progressé sur l'ensemble du concours ! Par contre, niveau consécration... et c'est sans doute notre plus belle victoire, ça a été la réaction des gens dans la salle qui nous a vraiment insufflé une énergie incroyable sur scène. Ca fait plaisir de voir que notre scène a encore de beaux jours devant elle ! Pour The K., je ne partage qu'à moitié ton avis... c'était un concours « rock dur », pas métal. Ils avaient leur place et nous ont fait un super show. Ils méritent vraiment leur victoire. Par contre, ce qui m'a beaucoup déçu, c'est leur attitude à l'image des mocassins que le chanteur portait... ridicule ! (mais ça n'engage que moi, pas Goliath ! ) ;-)
S: Pour parler un peu de toi, on va dire que tu n'es pas un nouveau-né de notre scène nationale LOL, puisque tu as officié dans quelques très bons groupes par le passé, notamment dans la région de Charleroi. Alors que penses-tu de la scène metal belge actuelle, par rapport à ce que tu as connu il y a dix ans ?
Stéphane: Disons que ça a pas mal changé, surtout au niveau technique. Tu sais avant, avant de sortir une démo potable, il fallait attendre des mois voire des années ! Maintenant, tout va si vite... et c'est tant mieux... mais en gros, ça reste le même, tu trouves des nouveaux p'tits gars investis. Les gars investis à l'époque sont toujours là et ça c'est cool ! Tu sais pour moi, malgré notre petit pays, on a une des plus belles scènes d'Europe avec des gars qui en veulent !!! Et tout ça, un jour, ça va payer pour tout le monde, tu ne me le retireras pas de la tête. Par contre, là où le bas blesse, c'est que chacun reste dans son coin... et dès qu'un groupe fait un truc bien, il se fait saquer ou on le crédite d'une mauvaise réputation ! Comme dit un pote de rappeur : la Belgique est trop petite pour qu'on se tape ou qu'on se chifonne ! Le jour où une vraie unité de scène naîtra, plus rien ne nous arrêtera !
« Là où le bas blesse, c'est que chacun reste dans son coin... et dès qu'un groupe fait un truc bien, il se fait saquer ou on le crédite d'une mauvaise réputation ! Comme dit un pote de rappeur : la Belgique est trop petite pour qu'on se tape ou qu'on se chifonne ! Le jour où une vraie unité de scène naîtra, plus rien ne nous arrêtera ! » (Stéphane « The Z » Zoina, à propos de la scène metal belge)
S: Beaucoup de gens disent (et j'en fais partie) que les très bons groupes belges sont de plus en plus nombreux, et que la qualité musicale ne fait qu'augmenter avec les années. Penses-tu que ce soit une bonne chose, finalement ? Est-ce que cet afflux de talent ne risque pas de noyer un peu les groupes dans la masse et de les empêcher de sortir du pays plus facilement ?
Stéphane: C'est une excellente chose. Tout le monde est poussé à faire mieux, et le travail paye toujours ! Le truc, c'est de croire en soi et de bosser à fond ! A partir de là, tout est possible, mais si tu commences à regarder ce qu'il y a dans l'assiette de ton voisin, t'es foutu !
S: Je pense qu'on peut le dire, puisque tu en as parlé librement sur scène lors du Concours Circuit : à l'heure où tu réponds à mes questions, tu es dans ton lit d'hôpital car tu souffres d'un cancer depuis déjà un moment maintenant... mais tu avais pris la décision de postposer cette entrée à l'hôpital pour jouer la finale du concours ! Selon moi, c'est vraiment extraordinaire de voir quelqu'un se battre comme toi, et vivre sa musique avec tellement de passion, et je pense que la nouvelle génération ne ressent pas autant les choses que toi et d'autres personnes de « ta génération musicale ». N'as-tu pas l'impression d'être un peu un ovni parmi tous les jeunes musiciens belges d'aujourd'hui ?
Stéphane: C'est gentil, merci, mais arrête, je suis très sensible et je vais commencer à chialer, c'est malin ! Un ovni, je sais pas... un exemple sans prétention, je l'espère de tout cœur. Tu sais, le cancer est une vraie merde, je ne le souhaite à personne, mais c'est comme ça et je dois me battre... surtout pour les gars de mon groupe d'abord, qui ont toujours été là pour moi ! Dans ma vie, trois choses m'ont toujours sauvé : ma femme que j'aime plus que tout, mes enfants, et cette putain de zic qui coule dans mes veines, alors je leur dois bien ça ! Ce n'est pas moi qui suis magique, mais bien tous ceux qui m'apportent tant de soutien dans les concerts, et pour ça messieurs les lecteurs, encore mille fois merci ! Tant qu'il y aura une scène, il y aura un Z pour y ouvrir sa gueule, c'est sûr ! ;-) Je pense franchement que si j'avais arrêté la musique, je ne serais déjà plus là pour en parler avec toi aujourd'hui !
S: Question rituelle sur Rock'N'Balls : quel serait ton Top 3 des meilleurs albums de metal de tous les temps, et pourquoi ?
Stéphane: Burn My Eyes de Machine head, Far Beyond Driven de Pantera, et From Mars To Sirius de Gojira. Mais trois, c'est pas beaucoup, tu m'aurais demandé un Top 100, ça aurait été plus simple pour moi ;-) En tout cas dans Goliath, on est influencés par pleins de trucs, et ça va de John Butler Trio à Carcass en passant par les Foo Fighters et Led Zeppelin. Ah non, j'oubliais notre père à tous, ce bon vieux Lemmy ! Plus personnellement, je mettrais toute l'œuvre de Lofofora en avant niveau écriture, c'est très fort ! Indétrônable même, je dirais !
S: Eh bien merci, Steph, pour cette belle interview ! As-tu un dernier mot pour vos fans et nos lecteurs ici en Belgique (et je l'espère partout ailleurs) ?
Stéphane: Je me répète, mais je ne remercierai jamais assez tous les gens qui supportent notre scène. C'est grâce à vous si tout cela existe ! Continuez à acheter du merchandising, allez aux concerts pour soutenir les groupes (surtout les jeunes), taffez vos instrus et un jour la scène belge aura sa place dans le monde, c'est sûr ! Pour les groupes, taffez dur et soyez fiers de ce que vous faites ! Heu si tu me le permets, je vais finir l'interview par une petite question pour toi : A quand le retour du « Sponge » sur les planches, histoire de tout casser à l'ancienne ? Tu nous manques, mec ! ;-) [note: ça... Dieu seul le sait ! Ah non merde, il n'existe pas !]. Un grand merci pour cette interview !